Pyrénées, de Troumouse et Gavarnie au Monte Perdido (été 2009) littéraire j5.1

De Entre Amis
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Monte Perdido 3365 m

Ascension du Monte Perdido (3355 m)

Les ressauts du début de la course

Après un petit crochet vers l’est, nous partons pour l’essentiel vers le nord : il faut grimper sur une série de ressauts qui barrent perpendiculairement notre route. Sur ce versant le soleil est, pour le moment absent, mais nous nous élevons rapidement. Il faut parfois mettre les mains et Patrice mène la troupe à une allure déterminée. Le chemin est encore long ; si nous voulons jouir du panorama au sommet il nous faut y arriver avant que les nuages n’envahissent les latitudes inférieures, et les fins d’après-midi risquent d’être orageuses. La troupe monte vaillamment et en silence. Quand nous nous retournons, nous avons une vue splendide sur le canyon d’Ordessa. Parfois, il faut jouer à trouver les cairns, mais nous arrivons finalement au Lac glacé (qui ne l’est pas) à 2980 mètres d’altitude.

Le Lac glacé et le Cylindre de Marmorés (3325 m)

Et nous voyons sur notre droite une longue chenille humaine qui grimpe les 300 et quelques derniers mètres, d’abord sur une croupe bien pentue, puis dans un large couloir qui est bien déneigé sur sa partie droite.

Au sommet

Nous mobilisons le reste de notre courage : nous montons vers l'est, d'abord sur la croupe, le meilleur cheminement se situant finalement sur l’axe central ; puis il reste encore le couloir très pentu d'éboulis très meubles. Il faut faire preuve d’opiniâtreté ; si on place mal son pied on descend au moins de la moitié de l’enjambée que l’on vient de faire ; si on pose le pied sur des éboulis stables, pas de problème (ou presque…). Finalement nous atteignons un replat vers 3300 m et il ne reste plus qu’une petite grimpette direction sud pour atteindre le sommet. Le Mont Perdu est le troisième plus haut sommet des Pyrénées ; il est situé en Haut Aragon, côté espagnol, dans la Parc National d’Ordessa-Mont Perdu. Il offre un point de vue magnifique. Les nuages commencent un peu à monter du côté français, au nord-est, il aurait fallu pouvoir partir une heure plus tôt, mais le point de vue est magnifique. Certains / certaines sont tout ému(e)s d’être arrivé(és) si haut.

Panorama sur : Cylindre du Marboré N-NO; Vignemale, Balaïtous, Inferno, Taillon O-NO; Tendenera O ; Ordesa, Oroel O-SO ; Guara S-SO; Aniscle, Sestrales Alta S-SE; Castillo Mayor, Ramond, Peña Montañesa SE; Cotiella E-SE; Suelza, Posets, lac de Bachimaña, Lustou E; pic de la Munia NE, balcon de Pinède, Forcarral et au loin pic de Campbieil, pic Long N-NE.

Descente

On se couvre : il ne fait pas très chaud ; on fait les photos de la victoire et il faut redescendre, certain(e) en courant dans les éboulis, d’autres en glissant sur le névé : rendez-vous au soleil, au bord du lac. Personne n’atterrit dans l’eau, les pantalons mouillés par le névé sèchent au soleil. La bonne humeur de l’obstacle vaincu nous donne faim. Mais il ne faut pas trop traîner à cette altitude et Patrice donne le signal du départ. Nous partons, d’abord un peu en désordre, mais le relief reste rude, le chemin n’est pas toujours aisé à retrouver, il vaut mieux rester groupé. La troupe se met en ordre de marche et retrouve les différents passages : les ressauts sont parfois plus difficile à descendre qu’à monter, mais avec un ou deux pas de désescalade tous les obstacles sont franchis. Au dernier ressaut Alain choisit un petit détour serein, nous persévérons dans la « directissima » et nous nous retrouvons au refuge lorsque l’autre groupe de BenB y parvient : quelle harmonie !

Assez rapidement après notre arrivée, le vent se lève et progressivement, ce sera la tempête. Mais nous sommes à l’abri ; effectivement, il ne fallait pas traîner là-haut !