Pembrokeshire Coast National Park (printemps 2010) littéraire j4

De Entre Amis
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Mercredi 26 mai, de Pwll Deri à Fishguard, 14 km

Temps doux, pas de vent.

Départ à 8 heures 15 après un petit-déjeuner avec les moyens du bord.

Philippe et Josette ont décidé de préserver leurs pieds et de prendre le bus jusqu’à Fishguard. Quand nous les retrouverons à la ville, ils nous dirons avoir fait le trajet à pied par la route. Les six randonneurs valides reprennent le sentier côtier, qui se dirige vers le nord jusqu’au phare de Strumble Head, un promontoire d’origine volcanique, puis le sentier se dirige ensuite plein est. Sur cette côte, nous pourrions voir des phoques, mais nous n’en avons pas vus (et ne les avons pas cherchés). Nous décidons de couper par l’intérieur, au village de Llwanda ; surprise, un néo-surréaliste-écolo-doux-dingue, s’est construit une maison de schtroumpf et un véhicule qui roule à… l’eau de pluie ! Nous visitons aussi la petite chapelle, dont certains murs extérieurs sont composés de pierres gravées en remploi (voir photos). Les soldats français de l’invasion de 1797 (voir plus loin) auraient trouvé refuge dans cette chapelle, et auraient volé quelques objets.

Puis descente sur le port commercial et industriel de Fishguard, d’où des ferries partent pour l’Irlande. Sur la plage de Fishguard, une mosaïque commémore la victoire des gallois contre l’invasion française de 1797. Les gallois annoncent fièrement que ce fut la dernière invasion de la Grande Bretagne. Dans le cadre de la guerre franco-anglaise commencée en 1793, le 22 février 1797, trois bateaux, débarquent, sur la plage de Carreg Gwastad, près de Fishguard, 1400 soldats recrutés dans les prisons françaises, et dirigés par un américain, William Tate. En trois jours, l’invasion est repoussée. Le bicentenaire de l’événement fut commémoré, en particulier par une tapisserie qui se trouve à l’Hôtel de Ville, composée sur le modèle de la « Tapisserie de Bayeux », qui, elle, commémore la victoire de l’invasion de l’Angleterre par Guillaume le Conquérant<ref name="ftn1">Pour plus de renseignements sur l’événement de 1797 cf. http://www.hetier.com/~rotary/pays_de_galles.htm.</ref>.

La ville de Fishguard est étendue ; son centre minuscule se trouve sur une éminence de l’autre côté du port commercial. Il faut donc à nouveau grimper. En bas du versant nord de cette colline se trouve l’ancien port de Fishguard, « Fishguard Lower », petit port de pêche se transformant en port de plaisance. Sur la place centrale de la ville haute, après avoir déposé nos sacs à notre hébergement, un backpacker, nous cherchons un pub pour nous restaurer ; l’étape a été courte (une demi étape), mais il se fait tard, et les souvenirs du dîner précédent nous poussent à trouver une bonne table ; nous avisons le pub le plus sympathique, The Royal Oak, situé dans la maison où fut signé le traité de paix mettant fin à l’invasion française de 1797 ; on ne nous met pas dehors ! A l’intérieur, nous trouvons, attablés, nos deux compagnons Philippe et Josette. Affamés, comme toujours, nous nous jetons sur les restes du mixed grill qu’ils ont dédaignés après leur soupe et avant un copieux dessert (ils ont bien dû faire la route à pied pour avoir tant d’appétit).

Après-midi libre. Rendez-vous au même pub, le soir, pour le repas. Pour certains, il fut léger, pas pour tous. Nous profitons de ce temps pour faire la sieste, pour faire des courses, pour enquêter sur la qualité de la boisson dans les différents pubs, ou pour explorer à pied les environs.

Nous sommes dans un hébergement privé. Deux petites maisons en double mitoyenneté donnant sur la route. Les garçons sont logés dans la maison des propriétaires, les filles dans la maison voisine. La maison serait agréable si la propreté était au rendez-vous ; passe pour l’épaisse poussière sur les meubles et la TV, mais les draps n’ont pas été changés depuis plusieurs jours, donc je suppose plusieurs hôtes … Finalement, pour d’autres raisons, j’irai dormir sur le canapé du salon, pas plus sale que les draps ! Un point positif : internet en accès libre, et un cahier sur lequel on peut livrer ses impressions : je ne m’en suis pas privé !


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