Rome (hiver 2013)/littéraire/j5

De Entre Amis
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Jeudi 28 février, Ostia Antica et Lido di Ostia

Le pape Benoît XVI fait ses adieux à la communauté catholique et s’envole vers Castel Gondolfo.

L’habitude est prise : à 7 heures 50, nous nous dirigeons vers la station Cavour pour prendre le métro que nous quitterons à la station Pyramida située près d’une petite gare d’où part le train pour Ostie. Nous descendons à Ostia Antica à 8 heures 45. Actuellement, Ostia est le nom d’un bourg et Ostia Antica le nom du site antique.

Il fait frais mais le soleil est bien présent.

Présentation du site

Ostia Antica se situe à 27 km au sud-ouest de Rome sur la mer Tyrrhénienne.

Fondée au VIIe s. avant J.-C. par le roi Ancus Martius, à l’embouchure − de l’époque − du Tibre, ce port connut une vie active entre le IVe s. av. J.-C. et le IVe s. de notre ère.

Du temps de la République, Ostia était le port de commerce de Rome et son principal entrepôt de marchandises.

Au début du IVe s. avant J.-C., les romains implantent un castrum, noyau vivant de la cité qui assumait une fonction militaire et une fonction économique en adéquation avec les besoins croissants de Rome. Au Ier s. avant J.-C., Cicéron construit une muraille, plus ostentatoire que défensive, pour protéger la colonie installée autour du château. En face, s’étalaient des forêts et des salines.

À la période impériale, Ostia connaît une grande phase de prospérité jusqu’à son apogée à l’époque d’Hadrien (117-138). Son déclin commence dès le IVe s. de notre ère avec la chute de l’Empire romain.

La mer bordait le site archéologique. Aujourd’hui elle est repoussée à 3 km par l’accumulation des alluvions, notamment à la suite de la canalisation du cours du Tibre. Cette barre de sable et les courants marins empêchaient l’écoulement des eaux du Tibre et provoquaient souvent des inondations. Par ailleurs cet ensablement obligeait les gros bateaux à jeter l’ancre au large, des embarcations plus légères assurant leur déchargement ou à débarquer leurs marchandises à Pouzzole, port de Naples.

Ces problèmes de transbordements amènent l’empereur Claude à construire un port équipé d’un môle et d’un phare à 3 km au nord d’Ostia. Le socle du môle est formé par l’épave du bateau qui a ramené l’obélisque d’Égypte. L’épave fut remplie de béton et coulée − actuellement, c’est l’emplacement de l’aéroport de Fumicino. Trajan complète l’ouvrage en faisant creuser un bassin profond dans les terres appartenant à une grande famille. Ce bassin pouvait accueillir les gros navires.

Le tremblement de terre de 62 a fait couler 200 bateaux dans le port de Claude.

Les activités portuaires se déplacèrent progressivement d’Ostie vers Portus, surtout sous Constantin. Ostie devint résidentielle.

En 846, le pape Grégoire III abandonne Ostie. Les derniers habitants créent un petit bourg médiéval, Gregoriopoli.

Une inondation importante au XVIe s. a détourné le cours du Tibre qui forme un énorme coude.

Matinée : visite du site archéologique de l’époque d’Hadrien

Le site s’étire sur 2 km et on considère que seulement la moitié de sa surface a été fouillée.

Toute ville romaine est dotée au minimum d’un capitolum, d’un forum, d’un théâtre et d’une basilique, que nous retrouvons ici dans notre circuit.

Les différents arrêts de notre visite

  1. La Via Ostencie
    • La ''Via Ostencie conduit de Rome à la ville d’Ostie.
    • La voie romaine, située hors de la ville, sert souvent de nécropole (cf. Via Appia). Les bas côtés sont jalonnés d’édifices funéraires, tombes familiales ou colombarium. Niches biplaces qui accueillent les sépultures, couvertes d’un enduit puis de peinture, décorées de bordures en latericum (briques) et de sculptures représentant membres des familles inhumées. Un sarcophage en terre cuite, dépouillé, gît sur le bord. En effet, dans l’Antiquité, on rebâtissait sur les ruines sans déblayer les gravats. Ainsi, à l’époque d’Hadrien, la ville a été quasiment reconstruite avec une surélévation d’un mètre cinquante. De grandes tuiles ou tégula couvrent les bâtiments.
  2. Termes dei Cisiarii
    • Termes dei Cisiarii, thermes privés, appelés Bains, appartenant à la puissante corporation des charretiers. Cisiari vient du latin cisium qui désigne la charrette. L’eau qui alimentait les Bains était puisée dans la nappe phréatique toute proche et acheminée par un aqueduc bien que la région soit plate.
    • Mosaïque des Bains :
      • Décor de personnages qui nagent et d’animaux aquatiques (tritons, dauphins).
      • Représentation de la muraille de la République en perspective aplatie
      • Représentation des différents types de transports qui confirme l’appartenance des Bains à la corporation des charretiers : des mules attelées ou dételées, leur nom inscrit au-dessus de leur tête.
      • Grande vasque qui permettait d’arroser.
  3. La roue à godets des Thermes
    • À l’époque d’Hadrien, l’eau était remontée des nappes souterraines par des roues à godets, déversée dans des citernes puis transportée pour alimenter les bains.
    Nous longeons la rue des magasins adossés aux thermes. La colonnade traduit la présence d’un portique.
    Nous continuons sur la voie pavée où apparaît clairement la différence de niveau entre le sol républicain en dessous et le sol impérial au-dessus. Plus loin, reste une borne de terrain.
  4. Les thermes di Nettuno
    • Thermes publics qui forment une immense structure. Leur utilisation était très réglementée.
    • Superbe mosaïque de Neptune, dieu de la mer, entouré d’une bande de monstres marins.
    • En sous-sol, des foyers à bois ou hypocauste, entretenus par les esclaves, chauffaient l’eau qui alimentait un astucieux système de chauffage.
    • En face des thermes, la palestre ou gymnase − cour où se pratiquait la culture physique −, entourée d’un portique sous lequel se déploie tout une suite de pièces comme la bibliothèque, salle de rencontres…
    Nous montons sur la terrasse couverte d’un sol en opus spicatum, briquettes disposées en arêtes de poisson, ce qui laisse supposer que l’édifice comportait un étage.
    • À l’époque impériale, les thermes sont un lieu d’hygiène mais aussi social et intellectuel ce qui explique la présence de bibliothèques. L’héritage des Bains est grec. Les Romains, peut être plus frustres, ont néanmoins eu l’intelligence de copier et de s’approprier le savoir des peuples colonisés.
    • Différence d’utilisation des Bains chez les grecs et les romains :
      • Pour les grecs, les bains étaient utilisés pour se laver après l’entraînement et les jeux.
      • Chez les romains c’est l’inverse : ils prennent d’abord le bain puis vont à la palestre, lieu d’activités diverses : rencontres, négociations…
    Rappel historique ! Les empereurs romains se faisaient épiler ; Hadrien a lancé la mode de la barbe, à l’instar des philosophes grecs. Marc-Aurèle a continué.
  5. Les thermes des Provinces
    • Les mosaïques, allégories des différentes provinces qui composent l’Empire, représentées par des femmes.
    • Les deux niveaux du sol bien visibles.
    • La citerne.
  6. Les insulae
    Îlots constitués d’immeubles d’habitation collective, à 2 ou 3 étages (maximum autorisé sous Trajan), délimités par un réseau orthogonal de rues. Appartements à peu près identiques, peuplés par des citoyens, artisans en majorité, qui avaient leurs boutiques au rez-de-chaussée.
    Ensemble bien conservé grâce aux limons qui le recouvraient après les crues.
  7. Le théâtre
    • Mur d’enceinte restauré au XIXe s.
    • Orchestre semi-circulaire, forme habituelle utilisée par les romains.
    • Mur de scène qui ferme toutes les structures --> habitude culturelle chez les romains
    • Derrière la scène, copies de belles sculptures de masques
    • S’appuyant sur ce mur, à l’extérieur du théâtre, des structures de boutiques, preuves de l’animation qui régnait.
    • Près des boutiques, une fontaine.
  8. La Place des Corporations
    • Centre des activités commerciales de la ville, notamment du trafic maritime comme en témoignent la succession de cubicala, petits bureaux qui cernent la grande cour et les magnifiques mosaïques, noires et blanches, qui ornent le sol et les murs. Ces pièces appartenaient aux corporations de négociants et aux armateurs. Elles étaient le lieu de la gestion des marchandises.
    • Les supports de colonnes supposent la présence d’une allée couverte, décorée de mosaïques.
    • Les étiquettes qui portent le nom de la personne propriétaire.
    • Les mosaïques servaient de publicité. Par ex,
      • Le phare d’Ostie (symbole d’Ostie) et un bateau : corporation des armateurs fabricants des bateaux en bois.
      • Modius de blé et raclette : unité de capacité arasée avec la raclette.
      • Eléphant : commerce avec l’Afrique.
      • Transbordements.
      • Le Nil : commerce avec l’Egypte.
      • La Narbonnaise, 1re province de l’Empire en 118 av. J.-C. :
        • bâteau avec 2 rames enfoncées dans l’eau ;
        • phare ou base d’un pilier décoré de la louve, dieu fleuve (Tibre) et du serpent (animal protecteur).
    • Au centre de la cour, un escalier conduit à un podium surmonté de colonnes qui atteste de la présence d’un temple probablement dédié à Cérès.
  9. Le castrum
    • rectangle d’une centaine de mètres
  10. Le forum
    • Le forum est le cœur d’Ostie.
    • Grande place, entourée d’un portique.
    • Au fond du forum, émarchement massif conduisant au podium du Capitole, temple dédié à la triade capitoline : Jupiter, Junon et Minerve.
    Des courageux grimpent les marches pour admirer le point de vue extraordinaire sur la ville et se faire mitrailler pour la postérité. Joëlle a bien des difficultés à regrouper sa troupe.
  11. Le Thermopolium
    • Le Thermopolium est l'ancêtre de la restauration rapide .
    Joëlle se transforme subitement en serveuse, proposant les mets installés sur des comptoirs en marbre, l’un d’eux surmonté d’une frise représentant fruits, légumes, pots d’olives !, ou une boisson fraîche sortie de la « glacière ».
    Une cour intérieure avec une fontaine accueillaient les clients. Nous nous sommes bien amusés.
  12. La visite d'une insulae
    • appartement à 1 étage, situé derrière le temple de Jupiter Capitolin.
  13. Le musée
    Installé dans un ancien dépôt de sel, l'édifice actuel du XVIIe s., gérait les salines d’autrefois avant de devenir musée.
    Derrière le musée, vu de loin, effet étrange produit par ces bateaux qui semblent posés dans les herbes. En fait, ils flottent sur le Tibre qui coule derrière le musée suivant une grande courbe depuis que son lit a été dévié par l’inondation au XVIes. Dans l’Antiquité, le cours du Tibre était rectiligne jusqu’au château de Jules II.
  14. Le Cardo
    Nous avançons vers le Tibre en suivant un maillage de rues parfaitement parallèles et orthogonales. Toutes les villes romaines, sauf Rome, sont construites selon un plan où les rues sont parallèles à deux axes perpendiculaires, le cardo decounamus, orienté est-ouest et le cardo maximus, orienté nord-sud.
  15. Les entrepôts
    très grands, bien organisés, réguliers.
  16. La terrasse
    La terrasse surplombe le Tibre et offre une belle vue sur le fleuve et le petit port.
  17. L'exposition des marbres
    En descendant vers le musée, nous traversons un espace d’exposition qui montre les différents marbres et les différents états de son travail sur des éléments de colonnes retrouvés dans le Tibre. À une certaine époque, on montrait sa richesse à travers l’utilisation des différents marbres dans l’ornementation. Les matériaux étaient transportés par voie de mer. Ils provenaient essentiellement de Luni (marbre de Carare) et de Grèce (Tasos). De fin Octobre à fin Mars, le trafic était arrêté. De grandes fêtes accompagnaient la « fermeture » de la mer. Les colonnes étaient débitées sur place dans les carrières, transportées et déposées dans les entrepôts du bord du Tibre. Lors du tremblement de terre, les entrepôts se sont effondrés, ensevelissant leurs contenus, retrouvés bien conservés.
  18. Le sarcophage
    Arrêt tout à fait particulier devant le sarcophage de Joëlle qui en étudie le couvercle, sujet de son mémoire. Elle décrypte déjà, in situ et avec passion, toute la richesse esthétique et allégorique de cet objet.

Pique-nique particulièrement agréable sur le site, au soleil, dans le calme ; Une heure de détente bien appréciée ; Café à la terrasse de la cafétéria du site archéologique. À 13 heures 30, regroupement pour de nouvelles aventures.

Après-midi

Deux possibilités sont offertes :

  • une randonnée vers la plage Lido di Ostia, emmenée par Jean-Luc et retour à Rome par le train. Une dizaine d’entre nous le suivent ;
  • retour à Rome pour continuer son exploration. Deux têtes de file, Joëlle et Patrice, pour faciliter la circulation de notre groupe important. Consigne récurrente : beaucoup de prudence et ne perdre aucune ouaille.

Les deux groupes se rejoignent au bourg médiéval d’Ostie fondé à partir de Xe s. par les habitants qui quittaient le site antique d’Ostie. Le bourg est dominé par le château fort de Jules II, construit au XVIe s. sur un méandre du Tibre détourné lors de l’inondation. À l’époque, ce château contrôlait l’entrée du Tibre. À côté du château, l’église Sant’Aurea dans laquelle est enterrée Monique, la mère de saint Augustin. Ils s’étaient tous deux convertis au christianisme. Joëlle nous raconte l’histoire mouvementée de saint Augustin. Elle attire notre attention sur l’épitaphe de sainte Monique plaquée sur le mur de l’église et sur la façade de l’Évêché, situé derrière l’église, avec une illustration très claire de la pratique de la spolia, c'est-à-dire du dépeçage des constructions antiques pour réutiliser leurs éléments de décor. Ici, un panneau sculpté d’un sarcophage est intégré dans la façade.

Vers la plage Lido di Ostia

Après la visite de bourg d'Ostie, nous partons randonner à la découverte de la campagne romaine. Traversée de champs cultivés de légumes, d'arbustes, et, plus étonnant, de gazon dont une machine coupe l'herbe bien fournie pour la rouler en cylindre. Traversée d'un bois puis retour à la ville.

Lido di Ostia est la plage des romains avec sa grande étendue de sable, ses immeubles modernes, sa mer bleue et sa jetée. Arrêt pour trouver cadeaux et boissons rafraîchissantes. Retour à Rome par le train.

Retour vers Rome

À 14 heures 20, nous montons dans le train, nous nous effondrons sur les banquettes pour une bonne heure de repos, jusqu’à Rome. Au passage, nous doublons la Basilique de Saint Paul, la 4e Majeure, située hors des murs de la ville et qui brille de tous ses ors.

  1. La Porta San Paolo
    • La Porta San Paolo est l’une des portes de la muraille d’Aurélien dont on voit un pan encore dressé en arrivant vers la porte. L’intérieur de cet édifice abrite le musée de la Via Ostensia, constitué d’une immense maquette du site archéologique, avec le port de Claude en haute mer et le phare, le port de Trajan sur la terre…
    • Pratiquement collée à la porte Saint Paul, mais à l’extérieur de la ville quand la muraille fut construite, la Pyramide de Sixtus, signe extérieur d’un monument funéraire de la fin du Ier s., clin d’œil à l’Egypte. Les Romains utilisaient divers types de monuments funéraires : le colombarium, les catacombes et les tombes.
  2. Le quartier de l’Aventin
    Nous continuons notre circuit dans ce quartier de l’Aventin
    • En face de nous la Via Marmorata ou l’avenue des marbres, qui court au pied de l’Aventin jusqu’au Tibre. Voie de passage des convois qui transportaient les marbres des lieux de débarquement aux innombrables entrepôts de ce secteur.
    • Nous voici dans la Via Paolo Caselli, une impasse où Joëlle veut nous montrer un marmista ou tailleur de marbre, devenu par la suite tailleur de pierre, artisan qui continue la tradition ancienne sur les mêmes lieux.
    • Nous longeons le cimetière des non-catholiques étrangers qui abrite des personnages célèbres, et son église.
    • Nous arrivons au Monte Testaccio ou colline Tessari ou encore la colline aux tessons. Cette colline, haute d’une cinquantaine de mètres, est le résultat du déversement, de 140 av. J.-C. à l’an 250 environ, de millions de testae, débris d’amphores et de poteries cassées qui servaient d’emballages des denrées transportées du port voisin jusqu’aux entrepôts impériaux. Véritable décharge publique. Nous faisons le tour de la colline. Aux endroits non construits, l’empilement des tessons est parfaitement visible. De minuscules ateliers ouvrent directement sur la rue. Est installée ici l’annexe du Macro avec son taureau, très beau musée sur le plan architectural. Quartier populaire, qui se « boboïse » ! Capharnaüm de l’ensemble avec de nombreux tags mais aussi un grand calme dans cette ville bruyante.
    • Nous voici revenus à l’église du cimetière « indéterminé » que nous longeons. En traversant l’avenue, sur notre gauche, un pan de la muraille aurélienne percé de portes. A nouveau la Porte San Paolo. Nous remontons la Via Giotto qui grimpe sur la colline de l’Aventin. Sur notre droite l’immense muraille aurélienne et sur notre gauche un quartier résidentiel.
  3. Les Thermes de Caracalla
    En haut de la Via Giotto, surgissent devant nous les Thermes de Caracalla, du nom de l’empereur qui les fit construire. Derrière une enceinte grillagée, se dressent d’impressionnants pans de murs en briques rouges, un ensemble de plus en plus gigantesque à mesure que l’on approche. La construction s’acheva en 217 à la mort de Caracalla et ce sont ses successeurs qui élevèrent la vaste enceinte à portiques. Cet ensemble thermal, sportif et culturel avec ses deux bibliothèques, s’étend sur une superficie de 11 ha. Il fonctionna jusqu’en 537, date du saccage de l’aqueduc par les Goths. Nous arrivons trop tard, à 16 heures 30 pour entrer jeter un coup d’œil. Un groupe de courageux marchent jusqu’au bout du mur d’enceinte. Le domaine de ces thermes descendait jusqu’à Rome, centre ville actuel.
  4. L’arc de Constantin
    Nous abandonnons ce gigantisme pour retrouver très vite le Circo Massimo, le Palatin, l’arc de Constantin, le Colisée et notre pension de famille.
    En passant devant l’arc, une question fuse et, malgré la fatigue, Joëlle se lance dans sa description minutieuse.
    • L’arc de Constantin est composé de trois arches à la différence de celui de Titus fait d’une seule arche.
    • Situé sur la Via Gregorio qui longe la vallée entre les collines du Palatin et du Cælius et qui était autrefois la Via Triomphalis.
    • Le Sénat décida sa construction en 315 pour commémorer la victoire de Constantin sur son rival Maxence en 312. Ce n’est pas un arc de triomphe dans la mesure où la victoire de Constantin fut gagnée contre un autre romain et non contre un ennemi extérieur. En témoignent les cérémonies d’Adventus et non de Triomphe.
    • Premier pilier :
      • Partie supérieure : porte une dédicace qui dit que le Sénat offre cet arc en l’honneur de Constantin. Elle est élaborée à partir d’éléments pris à d’autres arcs.
      • Les bas reliefs de l’Attique de Trajan (sacrifice du cochon). Médaillons viennent d’édifice d’Hadrien.
      • Seules vraies décoration sur les reliefs de la frise : relief historique sans perspective. Victoire ailée selon l’esthétique du Mage sans profondeur ni perspective. (Sous Trajan, les corps ont du volume, une grande souplesse et bougent).
      • Choix esthétiques se font souvent en fonction des choix politiques.
    • Deuxième pilier :
      • Relief : à droite deux bonshommes sur la rive gauche du Tibre et à Gauche, l’arche du pont Millius où Maxence sera battu et jeté à l’eau. Soldats passent sur les cadavres de l’armée de Maxence.
      • Côté frise A gauche, Constantin dans son char. Victoire ailée. Armée qui rentre en ordre dans Rome Adventus de Constantin
  5. Le Colisée
    En passant devant le Colisée, interrogation orale rapide : les élèves ont des souvenirs !
  6. La caserne des gladiateurs
    • La caserne des gladiateurs est située derrière le Colisée.
    • Structure à plan rectangulaire dont on ne voit qu’une moitié. Espace fonctionnel. Logements à 2 étages disposés sur les quatre côtés d’une cour centrale avec une petite fontaine et une arène pour les entraînements. Deux escaliers extérieurs permettaient de descendre dans l’arène.
    • Les gladiateurs avaient un statut ambigu.

À 18 heures, nous rentrons à la pension Santa Anna, une fois de plus la tête remplie d’images et d’informations non sans avoir fait un crochet par l’église Saint-Pierre-aux-Liens. Insatiables !

18 heures 40, AG traditionnelle pour débattre de la journée du lendemain, libre a priori mais une formule « bien ficelée » est dévoilée. Avis aux amateurs !

Le parcours

Durée totale : 3 heures.
Méteo :

  • Longueur de l'itinéraire : 10 km
  • Dénivelé positif cumulé : 30 m
  • Dénivelé négatif cumulé : 30 m
  • Altitude maxi : 20 m
  • Altitude mini : 0 m
  • Altitude moyenne : 10 m